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Vendredi 26 novembre 2010 5 26 /11 /Nov /2010 20:42

Rio de Janeiro, “a cidade maravilhosa”, la ville merveilleuse, est depuis quelques jours l’objet d’une véritable guerre civile dans ses favelas, véritables cités-guettos qui ornent ses collines. La présence permanente de milliers de policiers et militaires, les dizaines de victimes des coups de feu donnés, les incendies et autres actes de terrorisme perpetrés par les bandes armées sont les images effrayantes qui font le tour de la planète. Mais que se passe-t-il vraiment ?

A dire vrai, même une partie de la population du Brésil ne sait pas exactement les raisons de cette onde de violence qui a pris des proportions aussi effrayantes.  On ne peut donc pas espérer que le monde entier se fasse une idée plus précise.

En réalité, la métaphore à utiliser est que les autorités ont décidé de mettre un grand coup de pied dans la fourmilière formée par des traficants de drogue et d’armes de la plus simple à l’arme de guerre la plus sophistiquée, véritables communautés parallèles qui règnent dans les différentes favelas de Rio. Cela aurait pu et aurait dû être fait depuis longtemps par les autorités, et on aurait ainsi éviter d’en arriver à déployer autant de moyens, de mettre en danger la vie de la population locale, seulement voilà, le Brésil ne pouvait plus reculer.

L’obtention par ce pays de l’organisation successivement de la coupe du monde de football en 2014, puis des Olympiades à Rio de Janeiro en 2016 est passée par là. Elle a fait l’objet d’un cahier des charges stricte, tant de la part, respectivement, de la FIFA que du CIO pour que la sécurité des visiteurs, des touristes, des athlètes et bien entendu de la population de la ville soit assurée, et pas seulement pour la durée des compétitions. Cela aurait été totalment impossible sans un travail profond d’éradication  du problème, lequel  a atteint un niveau insoutenable depuis quelques années. Par conséquent, il ne s’agit pas d’une hausse du niveau de violence, mais bien de la réussite en cours des opérations menées par la police et les forces armées. Si les opérations en cours visant à asphyxier les groupuscules de traficants des favelas n’atteignaient pas progressivement leurs cibles, il n’y aurait pas autant de représailles de leur part. Jusqu’à maintenant, les actions éparses menées par la police n’avaient pas réellement mises à mal la domination des favelas par ces bandes de traficants parfaitement organisées et puissantes. Les  moyens déployés par les autorités Brésiliennes sont inédits et devraient, si Dieu le veut, permettre de parvenir un résultat probant et définitif, s’ils sont accompagnés ensuite d’une politique volontariste de maintien de la sécurité et un plan de réurbanisation de ces zônes. Rio de Janeiro, la population carioca et celle de tout le Brésil le mérite vraiment.

 

Phil Disant

Par Phild - Publié dans : Politique - Communauté : Actualité générale
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